Qui a dit qu’il fallait choisir entre ses deux histoires d’amours… le vélo et le ski de rando ? Sûrement pas nous. Ara Fidèle et Hérisson Sage de la team Chilowé sont partis pour un nouveau topo dans la capitale des Hautes Alpes à savoir Briançon. Le menu s’annonce coquin : entre vélo, gloutonnerie d’ours pré hibernation et skis de rando dans le paradis blanc de la vallée de la Clarée. Allez finit de tergiverser, on prépare nos quadris et on s’enfuit vers le refuge de Buffère à la poursuite de l’or blanc.
Ce topo en un coup d'oeil
Gare la plus proche : Briançon.
Des trains de nuit existent depuis la gare Austerlitz ou de Bercy à Paris. Départ vers 20 h 50 et arrivée prévue à 8h30
Depuis Lyon : 5h30 de bus à partir de 18 €
Billet de train Paris-Briançon : à partir de 41 €
Billet de bus : entre 20 et 60 €
Location vélo électrique : 50 €/jour
Pack skis de rando : 50 €/jour
- Demi-pension adulte : 63€ (+0,70€ taxe séjour +18ans)
- Enfant -12 ans
- Enfant -5ans : 50€ / 35 €
- Tout confort Eau chaude et électricité
Matos avalanche :
Test DVA (détecteur de victime d’avalanche), Pelles et sonde
Dans le sac :
Lunettes de soleil et masque
Crème solaire / stick
Téléphone et batterie externe chargée
Barre de céréales
Frontales
Cartes IGN
Couteau suisse
Ski de rando :
Fixations de rando
Peaux de phoque
Couteaux (selon conditions)
Bâtons télescopiques
Chaussures de ski de rando
Casque certifié ski de rano
Vêtements (la fameuse technique de l’oignon) :
Première couche technique près du corps
Deuxième couche isolante (polaire/softshell)
Troisième couche imperméable (hardshell)
+
Une doudoune quand on s’arrête
L’équipe Chilowé a été équipé par Mammut® : vêtements + casque Haute Route®
Jour 1 :
À notre arrivée dans la cité Vauban, on fait la rencontre de Seb, notre guide suprême, qui est déjà prêt à en découdre. On récupère nos vélos chez Francis Sport, où des vélos électriques ont eu l’immense honneur d’être nos compagnons de cordée pour avaler les 23 kilomètres pour rejoindre Névache. Situé sur le 45e parallèle, ce petit village de 362 âmes est connu pour être à équidistance entre la ligne de l’équateur et le pôle Nord. Eh bien, mes aïeux, ça nous fait une belle jambe, mais nous on doit toujours les monter ces 500 m de D+ jusqu’au village.
Une fois arrivés à Névache, on laisse nos vélos en face de l’Office de Tourisme près d’une borne de réparation vélo, et on chausse nos skis de rando pour emprunter la route de la Haute Vallée de la Clarée enneigée et damée. On dépasse rapidement les chapelles Bon Secours et Sainte Barbe et on suit les panneaux qui nous emmènent jusqu’à notre quartier général : le refuge de Buffère. Niché aux portes du massif des Cerces, il a d’abord été un chalet d’alpage isolé et reculé avant d’être cette oasis de convivialité dans un désert blanc immaculé, que l’on apprécie aujourd’hui.
On le doit à la chaleur humaine de Guillaume et Aude, qui mettent toutes leur âme pour accueillir jusqu’à 45 personnes dans une approche la plus écoresponsable possible. Véritables MacGyvers névachais, ils ont eux-mêmes installé une micro-centrale hydroélectrique qui sert à alimenter le refuge en électricité, même en hiver. Pas mal non ? C’est français, le refuge de Buffère !
Seb nous guide vers notre sommet du jour : la crête de l’Échaillon. À la sortie du refuge, on tourne rapidement à gauche en visant la cime éponyme qui nous fait face. En hiver, ce circuit est régulièrement emprunté, donc il devient très facile à suivre. Ouvrez l’œil, vous pourriez découvrir la faune locale dans son habitat naturel ! En effet, il n’est pas rare d’y croiser un Léo Viret, l’entraîneur de l’équipe de France de ski alpin rôder sur son spot favori. Pour nous, simples mortels, la descente se fait par le même itinéraire, où on se suit en file indienne comme les skieurs ordonnés et expérimentés que nous sommes.
- Où diner : Au refuge de Buffère où Aude et Guillaume nous concoctent chaque jour des plats à base de produits du pays briançonnais avec des options végés qui réveilleraient les
mortsmarmottes aux quatre coins de la vallée.
On s’endort paisiblement dans ce cocon boisé, bercés par nos rêves de randos les plus inavouables.




Jour 2 :
On se réveille de bonne heure pour profiter du petit-déjeuner servi à 7h15 pétantes, mais aussi des conditions matinales. Au vu du risque 3 d’avalanche, Seb nous a concocté un programme aux petits oignons pour pouvoir skier en toute sécurité sur une zone instable et imprévisible. On décolle en direction de la crête de Baude à travers des pentes douces inférieures à 30°.
Au départ du refuge, on se dirige vers le versant sud, puis on tourne à droite vers une combe parsemée de mélèzes, nous ouvrant la voie. On tombe dans le « Vallon Privé », qui marque le début d’une variété de pistes et de combes qui nous amènent tranquillement au nirvana vers la crête de Baude à 2 571 m.
Là-haut, Seb nous rappelle les trois facteurs de réduction du risque :
- L’inclinaison de la pente (moins de 30° réduit considérablement les risques)
- L’orientation (les avalanches se déclenchent en majorité sur des pentes orientées nord)
- Le comportement (fréquence de passage et respect des règles de sécurité)
On descend ensuite sur ce somptueux matelas douillet, toujours à la file indienne, puis on remonte dans une nouvelle combe pour assister à un cours magistral de Seb sur les différentes couches de neige et la formation d’avalanches.
Le retour au refuge se fait dans une ambiance festive, où Guillaume et Aude nous ont préparé une gargantuesque omelette d’adieu. On rechausse nos skis (la larme à l’œil) pour profiter des quelques 30 minutes de détente qui nous mènent jusqu’à Névache. En descendant vers la cité Vauban, les anecdotes et les rires accompagnent le défilement des paysages enneigés. On vous fait une confidence : la vallée de la Clarée n’a pas fini d’entendre parler de nous.
D’ailleurs, si vous voulez (re)découvrir le coin d’une autre manière, on vous recommande d’aller jeter un oeil à à la Compagnie des Refuges et à leurs itinéraires à pieds, à vélo ou en ski de rando.




Les consignes de sécurité :
- Vérifier son matos sécurité avalanche avant de partir : Sonde, pelle et DVA (Détecteur de Victimes d’Avalanches)
- Savoir s’en servir (c’est quand même mieux)
- Consulter le BERA (bulletin d’estimation du risque d’avalanche)
- Regarder la carte des pentes
- Adapter l’itinéraire au niveau du groupe (évidemment on ne part pas tout seul)
- Pour les non-initiés, on sait qu’à partir de 30°, le risque d’avalanche augmente considérablement.
- Espacer les skieurs en montée
- Descendre un par un dans les zones exposées
- Porter un casque (pour un casque all inclusive on a choisi le casque Haute Route de Mammut®)
- Dire à des proches (à qui on ne doit pas d’argent) où on va et quand on est censé rentrer






